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Les femmes ne devraient pas être écoutées que parce qu’elles sont des victimes de guerre- Mary Robinson

Membre du Comité consultatif Eminent de l'AWEPA

Burkina Faso : Une nouvelle loi pour réprimer les violences faites aux femmes

26 janvier 2016

Burkina-Faso

Amsterdam, Pays-Bas – L’AWEPA salue la nouvelle loi contre les violences faites aux femmes et aux filles votée par les députés du Conseil national de transition du Burkina Faso avant de la crise récente.

La loi interdit tout type de violences faites aux femmes, y compris les violences physiques, sexuelles, psychologiques, économiques et culturelles. Elle prévoit également la mise en place des systèmes d’assistance et de soutien aux victimes ainsi que des mesures de protection intégrées contre les violences de genre. Les tribunaux auront compétence pour punir les coupables de tels actes de peines de prison et d’amendes

Dans le cadre de son programme contre les mutilations génitales féminines/excisions (MGF/E), l’AWEPA  a travaillé pour augmenter la capacité des parlementaires au Burkina Faso à légiférer autour de la protection des femmes et des filles contre les MGF/E et les violences en général.

Lors de deux ateliers organisés à Ouagadougou par l’AWEPA en avril 2012 et en novembre 2013, les parlementaires ont renforcé leur engagement  en faveur de l’abandon des MGF/E.

Contexte

Plus d’un tiers des femmes au Burkina Faso sont victimes de violences, dont la plupart  sont commis par le partenaire ou par un membre de la famille de la victime. De nombreuses filles se marient avant l’âge de 18 ans et certaines sont victimes des MGF/E. Les femmes âgées et veuves se trouvent souvent marginalisées ou maltraitées