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Les femmes ne devraient pas être écoutées que parce qu’elles sont des victimes de guerre- Mary Robinson

Membre du Comité consultatif Eminent de l'AWEPA

L’AWEPA contribue aux efforts internationaux pour mettre fin au mariage des enfants

7 octobre 2015

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« Chaque minute, 27 mineures sont mariées de force dans le monde. Cela signifie que 1 fille sur 3 est mariée avant d’avoir 18 ans et 1 fille sur 9 avant d’avoir 15 ans dans les pays en développement. » UNFPA (2012) ‘Marrying Too Young: End child marriage’.

La Haye, Pays-Bas – L’AWEPA a assisté à une réunion d’experts sur le mariage des enfants, accueilli par le Ministère des affaires étrangères à La Haye, aux Pays-Bas, le 7 octobre 2015 et organisé par les quatre alliances néerlandaises qui travaillent dans ce domaine (à savoir Plan Nederlands ; the Sexual and Reproductive Health and Rights (SRHR) Alliance (l’Alliance sur la santé et les droits sexuels et reproductifs) ; Save the Children ; et Stichting Kinderpostzegels) en collaboration avec le Ministère des affaires étrangères.

La réunion a offert aux participants l’occasion d’examiner leurs expériences et les leçons tirées ainsi que partager ses résultats afin de renforcer encore son impulsion politique aux Pays-Bas dans la lutte contre le mariage des enfants.

La journée a débuté par une allocution de bienvenue prononcée par Mme. Reina Buijs, Directrice générale adjointe de la coopération internationale au Ministère néerlandais des affaires étrangères.  Parmi les autres intervenants principaux figurent la Princesse Viktoria, qui a souhaité la bienvenue aux participants au nom des quatre alliances ; la Princesse Mabel d’Orange-Nassau, Présidente de l’organisation Filles pas Epouses Belgique ; et S.E. Lilianne Ploumen, Ministre du commerce extérieur et du développement.

La réunion comprenait également une table ronde et de nombreux échanges en groupe de travail, qui ont abouti à l’adoption de recommandations relatives à l’autonomisation de filles mariées et non mariées, aux questions de sensibilisation, à l’évolution des normes sociales et à l’accès aux services.

Les participants se sont engagés à prendre des mesures urgentes pour lutter contre le mariage précoce et forcé, et pour protéger les victimes de cette violation des droits humains.

Pour plus d’informations au sujet des résultats de la réunion, consultez cette publication de Save the Children :

L’AWEPA et Plan Belgique ont également reconnu la nécessité d’agir d’urgence ; les deux organisations ont initié la création d’une coalition (Filles pas Epouses Belgique) d’organisations actives dans la lutte contre le mariage des enfants, y compris Amnesty International Belgique, BE-Gender, Centre for Children in Vulnerable Situations, et le Centre International de Santé Reproductive.

Sous l’impulsion de Plan Belgique et l’AWEPA, la coalition a tenu sa première réunion le 1 octobre 2015, lors de laquelle, l’AWEPA a cité l’exemple de la Zambie afin d’illustrer comment les différents acteurs (le gouvernement, les ONG et le Parlement) pourraient collaborer dans la lutte contre le mariage des enfants.

Les participants ont examiné également l’exemple de l’élaboration d’une loi type sur le mariage des enfants par le Forum parlementaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) en collaboration avec l’AWEPA et Plan.

Suite à la réunion, la coalition a élaboré un manifeste sur les mariages forcés d’enfants dans les 14 pays partenaires de la coopération belge qui exige que la coopération au développement belge prenne action pour :

  • Soutenir les pays partenaires de la coopération belge au développement dans la conception de plans d’actions nationaux contre les mariages d’enfants, suivant l’exemple de la Zambie.
  • Expérimenter d’approches multisectorielles à l’aide de projets novateurs (en collaboration avec des ONG, UNFPA, Unicef…) visant une “coopération intégrée” entre les différents types d’acteurs et de secteurs.
  • Renforcer les capacités de recherche-action, d’analyse et de suivi dans les pays partenaires en matière des statistiques de population (enregistrement des naissances, état civil, entre autres grâce aux technologies numériques,…)
  • Poursuivre un rôle proactif au sein du système des Nations Unies (développement et suivi d’indicateurs nationaux ambitieux autour de l’objectif 5.3 ‘pratiques préjudiciables’ et autres cibles pertinentes dans le cadre de développement SDG post-2015 pour les pays partenaires)
  • Donner plus de poids aux mariages d’enfants dans le dialogue bilatéral et diplomatique avec les (nouveaux) pays partenaires, durant lequel les programmes de coopération avec le Niger, la Guinée et le Burkina Faso doivent encore être affinés.
  • Accorder une attention spécifique aux mariages d’enfants dans la nouvelle note stratégique ‘Genre et développement’ avec une référence claire aux droits de l’enfant et aux droits de l’homme, y compris les droits sexuels et procréatifs, et une traduction en objectifs opérationnels mesurables et des mécanismes financiers flexibles qui favorisent la collaboration entre acteurs.

Lisez le texte intégral du manifeste ici.