Steve Biko

L’arme la plus puissante entre les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé.- Steve Biko

Des députés burundais participent à l’évaluation de l’école fondamentale

Octobre - Novembre 2014

Des élèves devant leur nouvelle école à Gitukura, au Nord du Burundi. © UNDP

Des élèves devant leur nouvelle école à Gitukura, au Nord du Burundi. © UNDP

Bujumbura, Burundi – Des députés membres de la commission permanente chargée de l’éducation, de la jeunesse, des sports et loisirs, de la culture et de la communication ont participé à une visite de terrain pour l’évaluation scientifique de l’école fondamentale. Cette activité du domaine du contrôle par le parlement de l’action gouvernementale a eu lieu début octobre 2014, avec le financement et le soutien du personnel de l’AWEPA au Burundi.

Depuis l’année passée, le Burundi connaît un nouveau système éducatif. L’école primaire couvre désormais neuf ans au lieu de six. Le nouveau système est dénommé: «école fondamentale». L’école n’est pas encore obligatoire bien que le Président de la République ait déjà proclamé en 2005 la gratuité de l’enseignement à l’école fondamentale. Ainsi les écoliers n’ont plus à payer les frais scolaires. Certaines fournitures scolaires (uniformes, cahiers, stylos) sont aussi distribuées gracieusement à la rentrée des classes. Des cantines scolaires ont été créées dans certaines localités pour inciter les enfants issus des familles pauvres à ne pas abandonner l’école. En réalité le gouvernement veut maintenir les enfants à l’école le plus longtemps possible pour leur fournir les chances d’une meilleure intégration sociale à l’avenir.

Mais il y a des réticences. Certains parents n’ont pas encore intégré cette réforme et des enseignants affirment n’y avoir pas été bien préparés. Le matériel pédagogique est peu abondant, certaines classes sont encore en construction, alors que d’autres sont surpeuplées. Aussi, des plaintes existent au sujet de la baisse du niveau de formation, tandis que le parlement vient d’adopter une loi instaurant le pluralisme linguistique: le jeune enfant burundais devra apprendre dès la première année en plus du kirundi (langue nationale), le français, l’anglais et le swahili.

Au cours de ces deux semaines, les membres de la commission permanente en charge de l’éducation à l’Assemblée nationale ont sillonné le pays pour faire une première évaluation scientifique de l’école fondamentale. Les députés ont tiré les premières leçons de la réforme scolaire engagée en 2013, en montrant les points forts et les points faibles et en identifiant les attentes au sein de la population et pour faire ensuite des propositions concrètes d’action en vue de sa pleine réussite.

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