Leopold Sedar Senghor

J’ai rêvé d’un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus. - Léopold Sédar Senghor

L’Assemblée nationale du Sénégal mobilisée pour l’abandon des mutilations génitales féminines/excision

16 mars 2013

Parliamentarians mobilising to end FGMC in Senegal 6

Saly, le 16 mars 2013. Les députés sénégalais se sont réunis à Saly dans le cadre d’un atelier sur le rôle des parlementaires dans l’abandon des mutilations génitales féminines/ excision. Organisé par l’Assemblée nationale sous la tutelle de la Commission Santé, Population, Affaires sociales et Solidarité nationale, présidée par l’Honorable Alpha Baldé, l’atelier a été soutenu par l’Association des Parlementaires Européens partenaires de l’Afrique (AWEPA), en coopération avec le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le Fond des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). « Les chiffres font parler et secouent les cervelles » a souligné le représentant de l’Assemblée nationale, l’Honorable Aimé Assine, qui a ouvert les travaux de l’atelier, car si la moyenne nationale de femmes et filles excisées est de 26%, dans certaines régions (Kédougou, Kolda, Matam, Sédhiou et Tambacounda) la prévalence est supérieure à 80%.

Parliamentarians mobilising to end FGMC in Senegal 11

Le Président Baldé et l’Hon. Els Van Hoof participent à l’ouverture de l’atelier

L’atelier a rassemblé les députés sénégalais, entre autres les membres de la Commission Santé, Population, Affaires Sociales et Solidarité Nationale, les représentants du ministère de la Santé et de l’Action Sociale, du ministère de la Femme, de l’Enfant et de l’Entrepreneuriat Féminin et du ministère de la Justice, ainsi que des experts en la matière. Les débats se sont vus rehaussés par la participation d’une délégation du Parlement du Mali et de deux membres belges de l’AWEPA, l’Honorable Els van Hoof et Mme. Magda de Meyer, ancienne parlementaire. Les agences des Nations Unies, UNFPA et UNICEF, ainsi que l’ONG Tostan et AWEPA ont contribué aux travaux de l’atelier.

À l’issue de l’atelier, les parlementaires ont pris un engagement fort pour l’abandon des Mutilations Génitales Féminines/Excision qui constituent une violation des droits fondamentaux de la femme, une atteinte grave à son intégrité physique et à sa dignité. Dans la déclaration finale de l’atelier, les parlementaires ont reconnu le rôle capital que peuvent jouer les parlementaires dans la conscientisation des populations pour une plus grande réduction de la mortalité maternelle et néo-natale, par une meilleure sensibilisation des populations et une mise en œuvre effective de la loi 99/05 en son article 299bis, relatif à l’élimination les MGF/E. Les parlementaires ont reconnu également la nécessité de veiller à une meilleure allocation des ressources financières dans le budget national pour la mise en œuvre du plan d’action national pour l’accélération de l’abandon de l’excision, en vue d’un développement harmonieux des enfants et d’un plus grand épanouissement des femmes au sein de leur ménage.

Un plan d’action parlementaire a été adopté identifiant des initiatives concrètes pour favoriser l’abandon de l’excision d’ici 2015, par le biais d’activités de mise à niveau sur la pratique, le renforcement des capacités, la sensibilisation des populations dans les zones à haute prévalence sur l’argumentaire médical, sanitaire et religieux, la proposition de mesures pour améliorer le cadre législatif et l’application de la loi, la mobilisation des ressources nationales et auprès des partenaires techniques et financiers, la coordination et enfin l’harmonisation des efforts au niveau national et sous régional.

Parliamentarians mobilising to end FGMC in Senegal 1

Les femmes de Lengueto sont animées par le message de parlementaires

Les parlementaires sont ainsi outillés et ont pu prendre à bras le corps dès le lendemain la mobilisation de l’abandon de l’excision. Dans ce cadre, les députés originaires de Kolda ont entrepris ces 17 et 18 mars, avec l’AWEPA, des rencontres de sensibilisation dans différents villages de la région où le taux de prévalence de l’excision reste élevé. L’objectif était de renforcer la sensibilisation pour l’abandon de cette pratique dans les localités de Medina Cherif (quartier périphérique de la ville de Kolda), de Lenguento (village de la Communauté Rurale de Dioulacolon) et de Sare Moussa Ndourou (village de la Communauté Rurale de Sarebidji). L’activité a permis aussi aux élus de s’approprier des réalités et besoins sur le terrain, en vue de consolider leur capacité d’agir en tant que représentants du peuple.

Documentation de soutien

Présentations

Presse

Autres documents

L’album photo