Kofi Annan

La tolérance est une vertu qui rend la paix possible- Kofi Annan

L’AWEPA participe à la Conférence régionale sur la transformation des conflits identitaires dans la région des Grands Lacs

12 et 13 juin

Identity-based conflict transformation in the Great Lakes region

Bujumbura, 12 juin 2013. La région des grands lacs dont le Burundi fait partie a connu des violences cycliques qui trouvent leurs origines dans les différences ethniques, politiques, religieuses ou professionnelles. Ces conflits sont soit internes soit transfrontaliers, et dans les deux cas, ils ont des répercussions sur toute la région.

L’AWEPA est impliquée depuis 1996 dans la résolution du conflit burundais. C’est à ce titre que la coordinatrice politique de l’AWEPA pour le Burundi, Madame Lydia Maximus a été invitée par le Bureau de l’Ombudsman du Burundi (Médiateur de la République) pour participer à la conférence de Bujumbura, des 12 et 13 juin 2013, relative à cette problématique des conflits identitaires dans la région des grands lacs.

En ouvrant solennellement la conférence, le Président du Sénat du Burundi, Hon. Gabriel Ntisezerana a souligné comment les institutions africaines de médiation en général, et celles de la région des grands lacs africains en particuliers, sont appelées à contribuer à la prévention et à la résolution des crises cycliques qui affectent de manière négative la paix et la sécurité et empêchent le développement.

Dans son discours de circonstance, le Président du Sénat du Burundi a aussi loué les efforts du Bureau de l’Ombudsman du Burundi en vue de contribuer à la réconciliation. Avant lui, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Burundi, M. Parfait Onanga – Anyanga, avait rappelé la responsabilité des Etats et des citoyens à prendre en main les efforts de paix et de vivre ensemble. Paraphrasant l’ancien médiateur dans la crise burundaise, M. Nelson Mandela,  lors de la signature de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi, en août 2000, il a mis la classe politique de la sous-région devant ses responsabilités: soit les hommes politiques se sauveront ensemble et cela sera à leur honneur, soit ils mourront ensemble comme des imbéciles.

L’Ombudsman du Burundi, dans son mot d’accueil, avait insisté sur la manière dont la région des grands lacs a souffert, à divers degré, d’idéologies discriminatoires tels que le racisme et l’ethnisme, d’actes d’intolérance, et d’autres formes d’exclusion. Depuis les années 1990, des guerres fratricides ont causé la destruction et la désolation parmi les population de la région des grands-lacs. A l’heure actuelle, le médiateur burundais, Mohamed Rukara constate qu’en dehors de la République Démocratique du Congo, notamment en raison de la prolifération des mouvements armés à l’Est du pays, on constate que les conflits et autres crises internes ont diminué et que la situation s’est améliorée dans d’autres.

Participent à la conférence des délégués de la Présidence du Burundi, du système des Nations Unies, de l’Union africaine, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, des parlementaires, des hauts cadres de l’Etat du Burundi, des Confessions religieuses, des Universités, des responsables des médias et des observateurs internationaux venus du Rwanda, de la Tanzanie, du Kenya et de l’Ouganda.

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