Kofi Annan

La tolérance est une vertu qui rend la paix possible- Kofi Annan

Promouvoir des investissements agricoles durables : les options juridiques et politiques

11-13 mars 2015

agriculture

Yaoundé, Cameroun – Puisque l’agriculture reste le principal secteur de l’économie de la région de  l’Afrique centrale, un projet de renforcement des capacités de plaidoyer et de négociation des  organisations paysannes  et des parlementaires sur la problématique d’acquisition des terres à grande échelle (ATGE) dans les investissements en Afrique Centrale a eu lieu à Yaoundé au Cameroun entre le 11 et 13 mars 2015.

L’atelier a été organisée par le Parlement de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), le Parlement Panafricain (PPA), la Plateforme Sous-Régionale des Organisations Paysannes d’Afrique Centrale (PROPAC) et l’Assemblée Nationale du Cameroun en collaboration avec l’Institut Internationale du Développement Durable (IISD), le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), Oxfam International, le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) et AWEPA.

La formation visait à permettra aux participants de comprendre les cadres juridiques et politiques relatifs à l’investissement agricole, apprendre à se préparer pour des négociations d’investissement agricole et étudier la conception d’un contrat d’investissement du point de vue du développement durable. Surtout, les participants avaient l’occasion d’améliorer leurs connaissances sur le phénomène des ATGE et de renforcer leurs capacités de négociation en vue de mieux défendre leurs droits.

Pendant l’atelier, les participants ont exploré également les différents modèles d’affaire pour investir dans l’agriculture, y compris l’agriculture contractuelle, les systèmes de sous-traitance, les co-entreprises (joint-ventures) et les baux fonciers à long terme

En permettant un dialogue entre les parlementaires et les organisations paysannes,  la formation  a constitué une opportunité pour les participants d’échanger sur les  préoccupations de développement et leur imbrication avec les questions de politiques foncière et agricole, de sécurité et de souveraineté

 

Entre autres, ces participants de l’atelier ont exprimé leurs points de vue:

« La terre est notre principal capital. Le soleil est gratuit, l’eau aussi parfois. Il faut préserver une terre toujours productrice de richesse et de bien être pour les générations futures. Nous avons besoin du développement, mais pas du développement à n’importe quel prix. Nous ne sommes pas contre les investisseurs mais nous voulons qu’ils travaillent avec nous en bonne collaboration et en bonne intelligence. »

 

Son Excellence M Essimi Menye Lazare, Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural du Cameroun

EssimiMenye

« Cette deuxième phase offre la possibilité d’améliorer la compréhension des investissements agricoles et des possibles contrats. »

Hon. Vincent Mavoungou- Bouyo, Président du Parlement de la CEMAC 

« Acquisitions à grandes échelles pèsent lourds pour l’agriculture familiale si elles sont non maitrisées.

Il faut privilégie ceux-ci d’un partenariat gagnant-gagnant entre les gouvernements, les entreprises et les populations, garantissant la sécurisation foncière pour les populations
locales. »

Mme Elisabeth Atangana, Présidente du PROPAC

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