Leopold Sedar Senghor

Les racistes sont des gens qui se trompent de colère.- Léopold Sédar Senghor

L’épidémie d’Ebola pourrait contribuer à mettre fin aux MGF

31 mars 2015

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Selon la Baronne Lindsay Northover, Ministre britannique du développement international et membre de l’AWEPA, l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui a frappé L’Afrique de l’Ouest aurait presque fait disparaître la pratique des mutilations génitales féminines en Sierra Leone.

La Baronne Lindsay Northover a incité les donateurs, les organismes d’aide et les militants, entre autres, à tirer le maximum de l’occasion d’éradiquer définitivement les MGF.

« Nous sommes conscients que, face à la crise Ebola, … la pratique des excisions a presque disparu. Il faut saisir cette occasion pour avancer et essayer de mettre fin aux MGF »  a-t-elle affirmé lors d’une conférence à Londres sur le thème des MGF.

L’épidémie d’Ebola, dont la transmission s’effectue par un contact avec les fluides biologiques d’une personne infectée, a tué plus de 10 200 personnes, principalement en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. Les MGF consistent en l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme et s’effectuent souvent pendant des grandes cérémonies d’initiation où les exciseuses utilisent une seule lame pour plusieurs excisions.

Alors que la pratique n’est pas illégale en Sierra Leone, les autorités ont institué une amende pour les MGF dans le cadre de son action contre l’Ebola. Elles ont imposé également des restrictions aux voyages et aux  rassemblements de gens.

La Baronne Lindsay Northover a souligné que « Les MGF sont l’une des manifestations les plus extrêmes de l’inégalité entre les sexes. Elles représentent une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes et elles peuvent avoir des graves conséquences physiques, psychologiques et émotionnelles qui durent toute la vie ».

Contexte

On estime que 140 millions de filles et de femmes dans le monde ont subi une mutilation génitale féminine ou une excision. La pratique s’effectue principalement dans certaines régions de l’Afrique, du Moyen Orient et de l’Asie. En Sierra Leone, à peu près 88% de filles et de femmes ont subi une MGF.

Les communautés qui pratiquent les MGF souvent l’associent au passage vers l’âge adulte, tel qu’un rite obligé de l’initiation et une condition préalable au mariage.

Sources: OMSHealth24