Les parlementaires burkinabés renforcent leur engagement dans la lutte contre les mutilations génitales féminines/excisions
Mise à jour le Jeudi, 05 Juillet 2012 13:42 Vendredi, 04 Mai 2012 09:08
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| La première dame, Chantal Compaoré, ouvre l’Atelier parlementaire national à Ouagadougou |
Le parlement du Burkina Faso s’engage à renforcer son action en vue d’un abandon total de la pratique. Lors d’un atelier organisé sur deux journées par l’Assemblée nationale, en collaboration avec l’Association des parlementaires européens avec l’Afrique (AWEPA), plus de quarante Membres du parlement et représentants du gouvernement et des ONG locales ont discuté pour une mise en place et une coordination optimale des mesures visant l’abandon de la pratique. Le débat avait notamment pour objectif d’identifier des mesures parlementaires concrètes afin de s’opposer aux MGF/E. Les parlementaires peuvent "impulser ce combat au niveau régional et interne", a déclaré Chantal Compoaré, Première dame du Burkina Faso et Ambassadrice d’honneur de la Campagne pour l’interdiction mondiale des MGF/E lors de la session d’ouverture, tout en demandant que chaque élu "intègre cette question dans ses préoccupations et mène des actions conséquentes en direction de sa base".
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| L’ancienne parlementaire belge Magda de Meyer a abordé le problème de la MGF au sein des communautés d’immigrés en Europe. |
Magda de Meyer, Vice-présidente de la section belge de l'AWEPA et ancien membre de la Chambre des représentants en Belgique, présente à l’atelier, a indiqué que les MGF/E n’étaient plus seulement un problème africain, mais également un problème européen au sein des communautés d’immigrés dans lesquelles jusqu’à 500 000 filles et femmes souffrent aujourd’hui des conséquences de ces pratiques. "Les parlementaires africains et européens doivent travailler ensemble afin de trouver des méthodes pour renforcer la lutte contre cette pratique". Pour soutenir les mesures prises par les parlementaires africains, une série d’initiatives pouvant être prises par leurs homologues européens ont également été identifiées, par exemple influencer les stratégies de coopération pour le développement, participer aux activités de sensibilisation en Europe et en Afrique et demander la mobilisation de ressources supplémentaires en vue de promouvoir l’abandon de la MGF/E.
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| MPs exchanged views on the practice of FGM with villagers in Filli in the municipality of Ouahihouya, province of Yatenga |
Suite à cet atelier national, les parlementaires se sont rendus dans la province du Yatenga, dans le nord du Burkina Faso, à seulement 58 km de la frontière malienne, où malgré les campagnes de sensibilisation actuellement déployées, le taux d’incidence reste élevé. Les parlementaires ont échangé des idées sur la pratique, ses conséquences et le besoin de mesures concrètes contre les MGF/E avec les dirigeants locaux et représentants des communautés musulmane, catholique et protestante. L’activité sur le terrain consistait également à mettre en place une vaste collaboration avec les membres de l’ONG Appui moral, matériel et intellectuel à l'enfant (AMMIE), présente sur le terrain et qui rassemble des groupes de femmes et des organisations communautaires et se concentre sur le rôle des parlementaires dans le soutien de leur travail de sensibilisation et de coordination des activités entre les différents acteurs. Les parlementaires ont également visité le village local de Filli, dans la municipalité d’Ouahigouya, à la rencontre des dirigeants du village et des communautés locales, afin de discuter de la pratique et de son abandon.
Le Burkina Faso est l’un des pionniers en Afrique dans la lutte contre les MGF/E, mais ces pratiques restent répandue et les parlementaires, leaders influents et agents du changement, ont un rôle à jouer en faveur de son abandon. Les actions concrètes identifiées dans le contexte de l’atelier et les informations collectées dans le cadre de l’activité décentralisée peuvent aider les parlementaires burkinabés à renforcer leur action en vue d’atteindre cet objectif. L’AWEPA et les parlementaires européens qui en sont membres et qui doivent faire face aux conséquences grandissantes de cette pratique dans leurs pays au sein des communautés d’immigrés en Europe, sont prêts à soutenir les parlementaires africains dans leurs efforts de sensibilisation.
Le programme actuel de l’AWEPA visant à soutenir les parlementaires dans la promotion de l’abandon des MGF/E est financé par le Ministère luxembourgeois des affaires étrangères, par l’intermédiaire du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), et mis en œuvre en collaboration avec le FNUAP et l'UNICEF dans le contexte de leur Programme conjoint visant à "accélérer le changement" en faveur de l’abandon des MGF/E. Pour de plus amples informations sur ce programme, cliquez ici.








